Témoignages d'étudiants

Ces quelques témoignages sont là pour illustrer la diversité des parcours possibles après une hypokhâgne ; ils ne sont représentatifs que de cette variété.
Merci aux anciens qui ont accepté de partager leur expérience.

Prune, diplômée de l'Ecole Supérieure d'Interprètes et de Traducteurs, traductrice indépendante à Berlin (HK Renan 1999-2000) :


" J'ai vécu mon année d'Hypokhâgne au lycée Renan comme une véritable bouffée d'oxygène, une fenêtre ouverte sur un nouvel univers plus riche. Après deux ans de fac (Licence de Langues Etrangères Appliquées), je suis entrée à l'ÉSIT, une école de traduction parisienne. Aujourd'hui, je suis traductrice indépendante à Berlin. C'est un métier beaucoup plus difficile et exigeant qu'on ne l'imagine, mais il est aussi très stimulant intellectuellement et me permet notamment d'être mon propre patron. "
Contact : translations@prune-lebourdon.com

Marion, Diplôme supérieur de l'Institut national des techniques documentaires au Conservatoire national des Arts et Métiers , documentaliste à l'Hôtel Matignon (HK Renan 97-98) :


A un lycéen sortant du bac indécis sur ses choix d'avenir je dirais : « Saisis cette chance que tu as de faire une classe prépa ». Je me suis battue pour en faire une. Je ne regrette pas mon choix aujourd'hui.

Pensant ne faire qu'une année pour « m'ouvrir l'esprit », « mûrir mon projet professionnel », je me suis prise au « jeu » de la prépa avec tout ce qu'elle a laissé en moi comme souvenirs inoubliables : esprit d'équipe, nuits blanches de révisions entre camarades de promo, proximité élèves-professeurs, sorties de classe, impression d'apprendre enfin en profondeur et dans des domaines très divers, inoubliables colles... qui m'ont semblé longtemps si insurmontables !

A l'issue de mon hypokhâgne j'avais cette impression d'avoir engrangé beaucoup de connaissances solides en peu de temps et d'avoir acquis des méthodes de travail qui me rendaient plus efficace. Je réalisais aussi que j'avais (re)découvert plusieurs des matières enseignées sous un tout autre angle que celui du lycée, ce qui m'ouvrait de nouvelles perspectives pour mon orientation. Je décidais finalement de poursuivre en khâgne et de me consacrer à deux des matières que j'avais préférées : le grec et le latin.

J'ai aujourd'hui le sentiment que mes deux ans de classe prépa restent les années-clé de mes études, des années de référence qui donnent sens à nombre de choses que j'entreprends. C'est deux ans où il faut travailler dur, s'y mettre à fond mais pour quel prix après ! Souvent, je me prends à rouvrir mes cours de prépa gardés bien précieusement et à regretter ce temps où j'avais encore le temps d'apprendre....

Sylvie, ingénieur de contrôle du bruit à Cologne (HK Renan 1999-2000) :


" Après ma prépa littéraire au lycée Renan, j'ai fait des études de géographie aménagement, à Rennes 2  et à l'Université de Bonn. J'ai prolongé mon séjour en Allemagne par une expérience en tant qu'assistante de projet "cartographie du bruit urbain" au service environnement à la Ville de Bonn, puis par un Master professionnel en Systèmes d'Information Géographiques. Pendant mon Master de 2 ans, j'ai travaillé dans le domaine de la recherche sur la biodiversité des plantes au Jardin Botanique de Bonn. Il s'agissait là aussi de modélisation spatiale, plus précisément de la modélisation de la distribution potentielle d'espèces en fonction de facteurs écologiques. C'est certainement un parcours très atypique après une classe prépa littéraire … Je travaille actuellement au TÜV Rheinland à Cologne. Je suis ingénieur de contrôle du bruit et m'occupe en particulier du bruit industriel et des transports. Je travaille principalement en allemand et en français (en particulier au Luxembourg). A l'extérieur, je travaille bénévolement pour une association promouvant des échanges internationaux pour lycéens et m'occupe en particulier de l'intégration de lycéens européens dans la région. ".

Nessim, étudiant en Master d'Histoire contemporaine (HK Renan 2004-2005) :


" Contrairement à une idée reçue, je pense que c'est avant tout l'étudiant qui se donne lui-même le travail en classe préparatoire, comme d'ailleurs partout ailleurs dans l'enseignement supérieur. Chacun vit sa prépa différemment en fonction de son degré de perfectionnisme… A Saint-Brieuc, les structures sont plus petites qu'ailleurs. Ce qui peut sembler une contrainte peut se transformer en atout : dans une petite prépa, l'étudiant peut se mettre en valeur plus facilement. "

Morgane, Normalienne, Agrégée de Lettres Classiques, Doctorante à l'Université de Nantes (HK Renan 97-98) :


«  J'étais en hypokhâgne à Renan en 1997-1998, c'est-à-dire il y a assez longtemps maintenant, même si c'est encore tout récent pour moi.

Il faut dire que j'ai gardé de cette année des souvenirs particulièrement marquants et surtout très agréables... Une année de travail, mais rétrospectivement aussi l'année d'une certaine douceur de vivre juste avant la khâgne. Nous avons en effet bénéficié d'un double avantage : à la fois le sérieux de la préparation et l'attention des professeurs (plus que dans beaucoup de lycées parisiens, et ce n'est pas une idée reçue...), et l'absence de cette "pression" qui commence avec la khâgne. En bref, je suis ravie d'avoir fait mon hypokhâgne à Saint-Brieuc.

J'ai ensuite fait deux khâgnes à Chateaubriand à Rennes, j'ai intégré l'Ecole Normale Supérieure de la rue d'Ulm. Puis j'ai passé ma licence de lettres classiques, puis ma maîtrise (sur "Henri Michaux et la question des genres littéraires"). Cette année, je tente pour la seconde fois de décrocher l'agrégation de lettres classiques (_Note du webmestre_ : objectif atteint, puisque Morgane a été reçue à l'Agrégation en 2004 avec un excellent rang de classement). Entre temps j'ai pu explorer plusieurs domaines qui m'intéressaient, de l'archéologie à la stylistique et de l'histoire de l'art à l'italien. C'est là, entre autres choses, l'un des avantages de Normale Sup : l'école nous donne la possibilité de tout essayer ou presque avant de choisir notre voie. 

Je vous conseille donc de faire une hypokhâgne :

  1/ Pour votre culture personnelle et la suite de vos études. C'est la meilleure façon pour un étudiant en lettres d'acquérir des connaissances fondamentales qui lui serviront sans cesse par la suite. Et le fait de retarder le moment de se spécialiser est quelque chose de très important, à mon avis du moins.

  2/ Pour votre plaisir : c'est rassurant et agréable de garder une classe après la fin de la terminale. Et que ceux qui veulent fuir l'esprit "lycée" se rassurent : l'hypokhâgne est assez différente de la terminale. On y gagne une sorte d'indépendance intellectuelle et d'indépendance tout court, en somme on devient un "étudiant" à part entière.

Et si les bons souvenirs des anciens élèves de l'hypokhâgne de Saint-Brieuc peuvent vous aider à vous décider, voici quelques-uns des miens :

  • Les rencontres tout d'abord. Je m'y suis fait des amis et j'ai passé une année excellente, très festive...

  • Saint-Brieuc : j'en avais assez à la fin de la terminale (J'y ai fait toute ma scolarité) et j'ai redécouvert la ville parce que, comme je l'ai déjà dit, l'hypokhâgne c'est "autre chose", peut- être aussi parce qu'on y fait de nouvelles rencontres.

  • Et bien sûr, toute la formation que j'y ai reçue, les colles, qui vous apprennent à parler... une année sans concours ni examen au mois de juin, où j'ai eu le sentiment d'avoir le temps d'apprendre. »


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